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Le 25 juin 1864, trois britanniques, Edward Whymper, Horace Walker et Adolphus Warburton Moore, accompagnés de leurs deux guides, Michel Croz de Chamonix et le suisse Christian Almer, atteignent le point culminant du massif des Écrins : la pointe des Écrins, à 4102 mètres d'altitude. Edward Whymper a 24 ans. Il est illustrateur et graveur et découvre les Alpes en 1860, missionné  par un éditeur de Londres pour réaliser des aquarelles des Alpes suisses et dauphinoises, puis en Vallouise à l'été 1861 où il fera l'ascension du mont Pelvoux, encore considéré comme le plus haut sommet du Dauphiné.

Ce n'est vraisemblablement pas une "première", mais c'est la première ascension "médiatisée". D'autres avant lui ont probablement gravi ce "4000". Au XVIIIe siècle, la haute montagne est encore inexplorée, artistes et scientifiques s’y intéressent car c’est un territoire nouveau… Les ingénieurs militaires arpentent le Dauphiné pour dresser les premières cartes, la fin du siècle voit l’avènement des premières explorations. C’est pour faire des relevés géodésiques que le Capitaine Adrien Durand fait l’ascension du Pelvoux en 1828, avec Alexis Liotard et Jacques-Etienne Mathéoud, chasseurs de chamois. Il constate alors qu’un autre sommet, un peu plus à l’ouest, le domine ! 

Une statue d'Edward Whymper de 6,30 mètres de haut a été érigée en 2009 à la sortie de L'Argentière-La Bessée à l’occasion du centenaire du Bureau des Guides des Écrins, en Vallouise. 

Cette sculpture  en lamelles d’acier Corten est l'oeuvre de Christian Burger. "La statue de Burger manifeste la force de caractère exceptionnelle de cet homme, sa détermination sans faille, son énergie sans fond. Approchez de cette œuvre imposante qui mesure six mètres de haut, et constatez que la statue se résout en un nombre de minces lamelles, de largeur identique, coupées dans des tôles d’un mince acier qui a la propriété de rouiller naturellement et de se vêtir d’un rouge profond. Ainsi cet homme si massif dans sa personne est modelé par un matériau qui paraît exclure l’idée de masse." Voilà ce que l'on peut lire sur le site du sculpteur...

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Moi qui vis à L'Argentière et qui passe souvent sur la N94 près de Whymper pour aller à Briançon, je me suis amusée à photographier la statue sous toutes ses coutures, aux 4 saisons et déguisée parfois pour des événements... Voici quelques photos :

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L'hiver 

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Avec un peu de neige sur son chapeau...

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Dans le brouillard

En 1864 l'équipement de l'alpiniste se compose d'un chapeau de feutre, une chemise de coton, une veste en drap de laine, une corde en chanvre, des gants de cuir, une hache à glace, une besace en bandoulière, un pantalon de drap, des guêtres de cuir et des souliers à clous. Les femmes grimpent en robe longue !

Casque, lunettes de soleil, veste technique, corde en nylon, gants, mousquetons, baudrier, piolet, guêtres en nylon, chaussures légère et crampons constituent l'habillement et l'équipement d'aujourd'hui des hommes et des femmes... 

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Le voici en été

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et sous la pluie du printemps...

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Avec le maillot jaune du Tour de France,

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avec les mélèzes d'automne,

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De nuit avec son éclairage aujourd'hui fourni par une éolienne...

 

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Quand Whymper va à la plage...

Ça, c'était pour m'amuser... j'espère qu'il ne m'en voudra pas !

 

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Et bien-sûr, en période de crise sanitaire, Whymper porte un masque !

Ceci n'est pas un photo-montage, mais bien une initiative de la commune, le masque est en tissu et envoie un message aux visiteurs de L'Argentière-La Bessée : "Prenez soin de vous et des autres" !